Toute l'actualité sur Les Cheques Vacances
Vivement la retraite !
Rééquilibrer ses énergies dans un cadre idyllique dédié au yoga et au bien-être n’est pas un projet utopique. À Bali, au Bouthan, au Costa Rica, en Égypte, etc., découvrez ces nouveaux sanctuaires où la symbiose entre luxe, quiétude et volupté opère à merveille pour harmoniser le corps et l’esprit.
Le tour du monde en images
Un livre, c’est toujours un voyage. Surtout quand les photos renforcent l’évasion. Notre sélection des plus beaux ouvrages à offrir en prélude à un prochain départ.
En week-end avec... Aïssa Maïga
Elle partagera bientôt l’affiche avec Gérard Depardieu dans Diamant 13 (1), mais en attendant elle joue les madones italiennes. Pour les besoins du tournage du film Bianco e Nero, elle a passé trois mois à Rome. Depuis, l’actrice est tombée amoureuse de la ville éternelle.
Serre-Chevalier sort de sa léthargie
La glisse était renommée mais le confort laissait à désirer. Fini. Le standing – pas le grand luxe – est enfin arrivé.
Laurence de la Ferrière, l'infinie liberté
Elle ne résiste pas à l’appel de L’Antarctique. Après deux traversées du pôle Sud à pied, seule et sans assistance, Laurence est repartie à l’aventure. Au programme : la base scientifique de Dumont d’Urville, le froid extrême et la banquise magique.
Changeante Amsterdam
Non, Amsterdam n’a rien d’une Venise, désuète et datée, fût-elle du Nord ! Avant-garde et tradition y font bon ménage. C’est sa force, et ce qui fait d’elle une destination idéale pour une escapade hivernale inspirante et inspirée.
Waff Waff !
Quand on m’a dit que ça se passait sur un coussin, je ne me suis pas méfiée, persuadée que j’allais tester une énième déclinaison de la gym des paresseuses. Et pourtant…
Il était un réveillon dans l’Ouest…
Vous n’entendez pas enterrer 2008 autrement qu’en tenue de cavalier ? Ça tombe bien, Cheval d’Aventure, le spécialiste des voyages équestres, propose un séjour dans un vrai ranch américain pour ...
Au Japon, les onsen ou l'art de l'immobilité
Au pays du Soleil-Levant, le rituel des bains d’eau chaude naturelle est une expérience avant tout contemplative. On y purifie son corps en même temps que son esprit.
Bien dormir… sous les bombes
Imaginé par les artistes jumeaux Frank et Patrik Riklin, le Zero Star Hotel a été inauguré vendredi dans un bunker de la sécurité civile suisse. Pour environ 13 € la ...
Les sirènes de la détox-plaisir
Pas de jeûne ni de repas 100 % raisin. Pour purifier l’organisme, spas et instituts prêchent la quiétude et une diététique épicurienne.
Demain, tous producteurs ?
Les internautes ne paient plus la musique, mais voilà qu’ils la financent ! C’est tout le paradoxe de My Major Company, label communautaire sur Internet. Et ça marche ! Moins d’un an après son lancement, le chanteur Grégoire totalise près de 120 000 albums vendus. Alors, du phénomène marginal à l’alternative sérieuse, la musique peut-elle vraiment changer de mains ?
“Traverser l'Atlantique, c'était le rêve de ma vie”
Quitter l’Europe en filant droit sur l’océan, savourer le luxe d’un paquebot cinq étoiles et, un petit matin, passer sous le pont du Verrazano, saluer la statue de la Liberté… Fanny Rabasse (1) a embarqué en juillet dernier à bord de Queen Mary 2, entre Cherbourg et New York. Elle raconte.
Val d'Isère : star de l'hiver
La station savoyarde est prête à accueillir les championnats du monde de ski alpin en février. Pour l’occasion, la Mecque de la glisse française fera la fête durant toute la saison.
Bons baisers de Nantes
Deux étudiants nantais viennent de pulvériser les records du monde du nombre de bisous reçus sur la joue et donnés sur la bouche, en seulement une minute. Solène a réussi ...
Ils parlent de Les Cheques Vacances
|
Billet d'avion pas cher
et séjours à prix dégriffé ...
Partez avec Promovacances
www.Promovacances.fr
Agence de Voyage FRAM
|
|
ANCV: ANCV
Visualisez cette page au format html | Mentions légales
ANCV - Guide
Pour commander le guide Chèque-Vacances, téléchargez et imprimez le bon de commande en ... Tous les handicaps; Handicap moteur; Handicap visuel; Handicap auditif; Handicap mental
Direction du Tourisme - Une aide personnalisée et appréciée par 7 ...
Description par défault de la page ,Les chèques-vacances ... Le chèque-vacances est un titre de paiement de 10 et 20 euros, proposé aux salariés qui peuvent ainsi se ...
cheque vacance fonctionnaire - MFP Services gère les prestations d ...
cheque vacance fonctionnaire : MFP Services gère les prestations d'action sociale (chèques vacances, aide à l'installation, aide ménagère) à destination des agents de l'Etat ...
ANCV | Agence Nationale pour les Chèques Vacances
Mentions légales
Les chèques-vacances :: Les modalités
Les modalités. Les chèques-vacances. Les dossiers pratiques du guide du routard vous donnent les informations essentielles sur des sujets comme Les chèques-vacances, le ...
LES CHEQUES VACANCES Tous nos conseils
LES CHEQUES VACANCES Profitez de nos conseils pratiques pour organiser au mieux votre voyage. ... LES CHEQUES VACANCES. Le Chèque-Vacances a été créé en 1982 pour permettre ...
Particuliers - Mode d'emploi - Chèques-Vacances
Qui a droit aux Chèques-Vacances ? Où vous procurer des Chèques-Vacances ? Qui les accepte ? Comment fonctionnent les Chèques-Vacances ? Quand peut-on les utiliser
Les chèques-vacances :: Les avantages
Les avantages. Les chèques-vacances. Les dossiers pratiques du guide du routard vous donnent les informations essentielles sur des sujets comme Les chèques-vacances, le Paludisme ...
Chèques-vacances : les retraités aussi ! - Notretemps.com ...
Retraite - Notre temps, le site des seniors dédié à la retraite (mutuelle santé, calcul retraite, retraite complémentaire, placement retraite, guide maison de retraite), à la ...
Les blogs parlant de Les Cheques Vacances
|
Promo séjours & vols
Préparez vos prochaines vacances
à la montagne ou la mer.
www.look-voyages.fr |
La crise de l'habitat, défi pour les maires
Sur le front du logement, les maires sont en première ligne. Alors que la hausse des prix de l'immobilier décourage de plus en plus de candidats à l'accession à la propriété, leurs permanences sont assaillies par les ménages mal logés. « Je ne peux plus sortir dans la rue sans être interpellé sur ce thème », constate Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, dont le pouvoir d'attribution atteint à peine 60 logements sociaux par an, face à des besoins exprimés douze fois supérieurs. « 70 % des demandes de rendez-vous concernent le logement et 30 % l'emploi. Par le passé, c'était l'inverse », ajoute François Pupponi, maire de Sarcelles (58.000 habitants), qui recense 5.000 demandes pour une centaine de places par an ! Cette pression n'épargne pas les villes plus bourgeoises. Nouveau maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux constate que « de nombreuses demandes résultent de l'éclatement des familles ou émanent de personnes âgées dont les retraites ne suffisent plus pour rester dans le locatif privé ». A Annecy, ce sont les entreprises qui ont demandé au maire de développer des programmes accessibles à leurs salariés, faute de quoi elles déménageraient.
Les habitants ont raison de s'adresser à leur premier élu. C'est bien lui qui détient les clefs de la construction, du droit de préemption sur les terrains à la création de zones d'aménagement concertées (ZAC), en passant par la délivrance des permis de construire. Or, l'absence de vision des maires serait la première responsable de la crise actuelle, estiment de plus en plus les urbanistes. Lors de la décentralisation, l'Etat a confié à 36.000 communes son pouvoir d'aménagement, ce qui a abouti à un émiettement complet de cette compétence et à un urbanisme « malthusien ».
Conservatisme des habitants
Un tas de « bonnes » raisons poussent à ne pas construire, au premier rang desquelles le conservatisme des administrés, qui se traduit par un refus de densifier l'habitat et de voisiner avec les plus démunis, une demande d'espaces verts... Il y a aussi les craintes financières. L'accueil d'une nouvelle population va de pair avec une augmentation des dépenses publiques destinées à viabiliser des terrains, mais surtout à construire les équipements nécessaires : écoles, crèches... Or les recettes attendues de ces habitants sont quasiment toujours inférieures aux dépenses. L'urbaniste Jean-Paul Lacaze parle d'un écart de l'ordre de 6.000 euros par ménage et par an.
De gauche comme de droite, les élus partagent désormais en majorité le même diagnostic. Pour répondre aux besoins, il faut construire plus et quasi doubler la production de logements sociaux, surtout en région parisienne et dans le Sud. D'accord pour la relance... mais chez le voisin ! Six ans après l'adoption sous le gouvernement Jospin de la loi sur la solidarité et le renouvellement urbain (SRU), dont l'article 55 réclame aux communes de disposer d'un minimum de 20 % de logements sociaux, le bilan est mitigé. Alors que les municipalités déficientes devaient définir un plan sur vingt ans et payer une amende annuelle de 152 euros par logement social manquant, faute de s'être engagées dans une politique de rattrapage, 442 des 743 communes concernées n'ont pas rempli leurs objectifs. Pis, 154 n'ont rien fait, comme Villeneuve-lès-Avignon, dans le Gard, qui compte à peine 6 % de HLM ou Marignane qui a rempli 0,7 % de son programme. Quant à Neuilly-sur-Seine, la ville de Nicolas Sarkozy, elle a réalisé 119 des 814 logements qu'elle devait faire !
En invoquant la difficulté à trouver des terrains à construire, plusieurs parlementaires UMP ont profité de la discussion sur le projet de loi du ministre du Travail, de la Cohésion sociale et du Logement, Jean-Louis Borloo, « portant engagement national pour le logement » pour tenter de le vider de sa substance. Et ce malgré l'opposition du président de la République, la venue à l'Assemblée nationale de l'abbé Pierre, scandalisé, et les nombreux députés UMP favorables à ce rééquilibrage social. A l'Assemblée, les détracteurs de la loi SRU ont finalement obtenu un élargissement de la définition du logement social afin d'atténuer les obligations imposées par la loi. La bagarre a repris cette semaine au Sénat. Un appel en faveur de la stricte application de la loi SRU a été lancé par les autorités religieuses de toutes les confessions.
En dépit de ce débat très idéologique, de nombreux maires commencent à prendre la question du logement à bras-le-corps. « Nous sommes demandeurs d'une gestion de proximité du logement social », explique Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France, favorable à ce que l'Etat décentralise la politique du logement jusqu'à son terme. Notamment en déléguant les aides à la construction sociale. Ce qu'autorise la loi liberté et responsabilité locale d'août 2004. « Cette délégation ne nous autorise pas à construire plus, mais nous sommes plus efficaces. Si une commune qui lance un programme rencontre des difficultés, nous basculons les subventions prévues sur un autre programme, sans en référer à Paris, au lieu de perdre le financement comme par le passé », explique Marc Pommereau, président du Conseil général d'Indre-et-Loire, détenteur depuis l'an passé de cette délégation des aides à la construction sociale.
Regroupements intercommunaux
Les villes qui auront fait l'effort de se regrouper et d'adopter ensemble un programme local de l'habitat (PLH) pourront obtenir une telle délégation. Une soixantaine de PLH sont attendus avant la fin de l'année. « C'est un bon outil, car il oblige les communes à anticiper et planifier ensemble leurs besoins à l'échelle d'une agglomération, qu'il s'agisse d'HLM, de résidences étudiantes, de foyers pour jeunes ou pour personnes âgées. Il remet de la prospective et de l'intercommunalité dans l'urbanisme », détaille Jacques Pélissard, également maire de Lons-le-Saunier. Par ailleurs, la loi sur la liberté et la responsabilité locale a autorisé les communautés urbaines à lever une taxe spécifique. Sa vocation ? Donner les moyens de recréer des établissements publics fonciers, une solution à laquelle de nombreuses villes réfléchissent pour constituer des réserves et relancer de la sorte la construction sociale.
Grenoble n'a pas attendu ces nouveaux outils pour planifier une meilleure mixité sociale. Son plan local d'urbanisme prévoit d'encourager les opérations d'accession dans les quartiers périphériques dotés de plus de 60 % de HLM, mais également de n'accorder de permis de construire en centre-ville qu'aux promoteurs incluant dans leur programme un quota de 20 % de logements sociaux, et même de 30 % dans les zones les plus favorisées ! Elle oblige aussi les promoteurs, qui ont investi le terrain de l'ex-caserne de Bonne, près du centre-ville, à vendre leurs appartements à un tarif inférieur aux prix du marché. « S'ils ne le font pas, on les priera de rembourser en partie la valeur des terrains », prévient Pierre Kermen, adjoint à l'urbanisme et à l'environnement.
De nombreuses villes engagent des initiatives de ce type. Malheureusement, en Ile-de-France, là où les besoins sont les plus criants, l'intercommunalité ne fonctionne pas. La région espère néanmoins lancer en août son établissement public foncier. Il devrait être financé par une taxe locale additionnelle sur les impôts fonciers permettant d'apporter entre 70 et 80 millions d'euros par an. En attendant, elle soutient les maires qui s'engagent réellement à rattraper leur retard en termes de logements sociaux et diminue ses aides aux logements intermédiaires pour privilégier le « très social ».
De son côté, l'Etat a décidé d'employer les grands moyens afin de résoudre les difficultés des zones urbaines sensibles (ZUS). Le taux de chômage y est en moyenne deux fois supérieur au niveau national et les ressources fiscales deux fois inférieures. Jean-Louis Borloo a ainsi créé l'Agence nationale de la rénovation urbaine (Anru), pour regrouper dans un guichet unique toutes les anciennes initiatives de la politique de la ville. Doté d'un budget de 5 milliards d'euros sur la période 2004-2013, l'établissement public a validé 189 programmes de démolition-reconstruction qui devraient générer 20 milliards de travaux. Il prévoit encore 300 projets de taille plus modeste. Au total, il s'agit de démolir quelque 150.000 logements et d'en reconstruire autant, afin de casser les logiques de ghettos et de réintroduire de la mixité sociale dans les grands ensembles. « Aujourd'hui, les terrains des ZUS n'ont pratiquement aucune valeur et appartiennent aux bailleurs sociaux qui veulent y faire de l'accession sociale. Les élus devraient en réserver une partie à des promoteurs privés, capables de faire venir les classes moyennes », espère Philippe Van de Maele, le patron de l'Anru.
Pour de nombreux élus de l'association Ville & banlieue, il s'agit d'un doux rêve. François Pupponi, maire de Sarcelles, estime vain de parler de « mixité sociale » dans des quartiers où la part des HLM dépasse 70 %. « Comment mettre en oeuvre la mixité sociale dans le grand ensemble de Sarcelles ? » s'interroge-t-il. « Il faudrait évacuer 30 % des pauvres pour les remplacer par des classes moyennes. Inimaginable. La vérité est que notre pays va garder longtemps des quartiers difficiles, dont il devra s'occuper. Ce n'est pas honteux d'avoir de tels quartiers. Ce qui est honteux, c'est de n'organiser aucun mécanisme de péréquation digne de ce nom. Actuellement, la dotation urbaine de solidarité nous permet tout juste de ne pas mourir. »
Evidemment, les communes voisines riches, Enghien, Montmorency, Saint-Brice élaborent leur plan local d'habitat dans leur coin et refusent toute intercommunalité avec leurs voisins pauvres : Sarcelles, Villiers-le-Bel, Garches-lès-Gonesse, Goussainville...
« Recoudre le tissu social »
« Moi non plus, je n'emploie plus le terme de mixité sociale », renchérit Claude Dilain, le maire de Clichy-sous-Bois, « l'exclusion se fabrique : chez nous, il y a 24 % de chômeurs et aucune agence de l'ANPE ». Député UMP et maire de Chanteloup-les-Vignes, Pierre Cardo ajoute : « Je n'ai jamais cru que l'urbain pourrait résoudre l'humain. Tant mieux si l'Anru m'aide à refaire la cité, ce qui permettra au minimum de revaloriser le regard des habitants sur eux-mêmes, mais le projet aura du sens seulement s'il déplace les frontières qui séparent la cité du centre du village et s'il me permet de reconquérir les écoles. »
A Grigny (28.000 habitants), coincée entre la prison de Fleury-Mérogis et l'autoroute, la municipalité est tellement démunie qu'elle ne trouve même pas le financement minimal pour participer aux projets de l'Anru, en dépit d'un programme attractif : création d'une passerelle au-dessus de l'A6, destruction de 10 % des logements, lancement d'un cinéma Pathé multiplex, reconstruction de trois groupes scolaires et d'un conservatoire de musique.
Plus qu'une rénovation urbaine, les maires des banlieues pauvres réclament une politique volontariste de « rattrapage de l'égalité », selon l'expression de Patrick Braouezec, député PC et président de la communauté d'agglomération Plaine Commune en Seine-Saint-Denis.
Ce qui suppose des péréquations fiscales audacieuses et une réelle augmentation de la dotation de solidarité urbaine. « Retrouver un développement urbain équilibré, ne passe pas seulement par la rénovation urbaine et la construction de logements, mais par un lent travail pour recoudre le tissu social, qui implique de grandes politiques d'Etat sur l'éducation, l'emploi, la santé, la police », conclut Jean-Paul Marty, délégué général de l'Union sociale pour l'habitat.
Rennes, la bonne élève, victime de la surenchère
Casse-tête. Rennes est souvent donnée en exemple par les urbanistes pour avoir su anticiper les besoins et maintenir une construction sociale adéquate. Pourtant l'agglomération est à son tour prise de court. Chaque année, elle accueille 6.000 habitants supplémentaires et crée plus de 4.000 emplois. Une vitalité qui tourne au casse-tête pour le maire Edmond Hervé, également président de l'agglomération. Il faut à tout prix faire repartir la machine à construire, car avec 2.500 à 3.000 logements neufs réalisés par an, et une demande très forte, les prix ont augmenté de 9 % en 2005. Résultat : les jeunes ménages vont s'installer dans la seconde couronne, où pourtant, là aussi, les prix explosent avec + 23 % l'an dernier, selon l'Ordre régional des notaires !
Consciente des difficultés des primo-accédants et sensibles aux avertissements des entreprises qui peinent à héberger leurs salariés, la municipalité rennaise a finalisé en janvier dernier avec les 37 communes de sa périphérie son programme local de l'habitat. Celui-ci prévoit de réaliser 4.500 logements par an entre 2007 et 2017. Pour y arriver, la seule solution passe par la maîtrise du foncier. C'est pourquoi la ville vient de créer un « impôt métropole », dont les recettes - environ 7 millions d'euros annuels - seront redistribuées aux communes de l'agglomération afin de les inciter à réserver des terrains. « Je souhaite que le rythme des constructions s'accélère d'environ 6 % par an », répète Edmond Hervé, tout en précisant que 20 à 30 % des logements nouvellement construits iront aux populations les moins aisées.
Réserver des terrains, donner des orientations en vue d'une plus grande mixité sociale ne suffit pas, encore faut-il avoir des entreprises capables de construire. « Décider est facile, mais passer à l'acte prend beaucoup de temps, car les sociétés de BTP manquent toutes de personnel. Les délais de réalisation sont de plus en plus longs », explique un professionnel.
Les entreprises de bâtiment, l'ANPE et la municipalité ont donc lancé une campagne de recrutement dans le bâtiment, notamment pour attirer les chômeurs. Depuis la semaine dernière, des affiches sont placardées sur les murs de la ville mais aussi dans les bus. Un site Internet (www.emploibatiment.rennes-metropole.fr.) et un numéro de téléphone gratuit ont également été mis en place dans le cadre d'une charte signée entre Rennes métropole et l'ANPE. Les entreprises locales espèrent pouvoir procéder à 400 recrutements au cours des prochains mois et rappellent que l'an dernier, près de 500 offres n'ont pas été satisfaites ! - STANISLAS DU GUERNY